mardi 17 septembre ! une pierre qui livrera bien des secrets...
nous fêtons les Lubin, Renaud, Ronald !
Saint Lubin de Chartres. Né simple paysan à Poitiers, il devient évêque de Chartres. Il est mort en 556.
Saint Renaud, chanoine à Soissons, disciple de Robert d'Arbrissel puis ermite.
"Si Saint Renaud est pluvieux,
suivent neuf jours dangereux"
cela s'est passé un 17 septembre :
17 septembre 1822 - Jean-François Champollion déchiffre des hiéroglyphes pour la première fois.
Jean-François Champollion est né le 23 décembre 1790, à Figeac, dans le département du Lot. Il est considéré comme le père de l'égyptologie, grâce à ses travaux de déchiffrage des hiéroglyphes. Son don pour les langues le mène de Grenoble à Paris sur la piste du copte. Il faut attendre 1824 pour que le système de déchiffrement soit complet. Entre 1828 et 1830, il participe à une mission scientifique en Egypte, et décède, épuisé, le 4 mars 1832 à Paris.
Champollion n’est âgé que d’une dizaine d’années au moment de la campagne du général Bonaparte en Egypte (1798-1801).
Ce n’est qu’en 1822, au terme d’une quinzaine d’années d’études, qu’il parvient à décrypter l’écriture hiéroglyphique, jusque-là restée incompréhensible.
Une découverte fondamentale, la pierre dite "de Rosette"
Champollion effectue son étude à partir de l'empreinte de la pierre de Rosette - une copie d'un document majeur que les scientifiques avaient eu la bonne idée de réaliser sur place dès sa découverte, en 1799.

La pierre de Rosette : clé du déchiffrement des hiéroglyphes
Le village de Rachid, nommé Rosette en français, est situé à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alexandrie. Entre ces deux villes se trouve le port d’Aboukir où, au mois d’août de l’année 1798, la flotte du général (il ne sera sacré empereur qu’en 1804) Napoléon Bonaparte a été taillée en pièces par les navires anglais commandés par l’amiral Nelson. Cette campagne militaire d’Égypte, menée de 1798 à 1801, se double d’une remarquable expédition scientifique nommée "Commission des Sciences et des Arts" : 167 savants de toutes disciplines (historiens, ingénieurs, botanistes, dessinateurs…) accompagnent l’armée afin de réaliser un relevé des principaux trésors archéologiques des anciens pharaons.
Dans le village de Rosette réside une garnison française. Sa mission : consolider une forteresse en mauvais état, appelée Fort Julien et située sur la rive gauche du Nil. Il s’agit, en effet, d’être prêt à repousser une éventuelle attaque des Ottomans, alliés des Anglais. Les travaux sont dirigés par le lieutenant Pierre Bouchard (1772-1822), un jeune polytechnicien de 28 ans.
Le 19 juillet 1799, dans un coin du fort, ses hommes tombent sur un gros bloc de granit sombre de dimensions imposantes : 112 cm de hauteur sur 76 cm de large et 28 cm d’épaisseur. Les soldats ont beaucoup de mal à relever la pierre, elle pèse un peu plus de 760 kg ! Comportant trois écritures différentes dont deux sont totalement inconnues, personne ne se doute alors que, vingt-trois ans plus tard, un jeune Français du nom de Champollion parviendra à déchiffrer les énigmatiques hiéroglyphes égyptiens !
Cette pierre de Rosette est gravé d’un décret sacerdotal en l’honneur du roi Ptolémée V, promulgué en 196 avant notre ère et transcrit en trois systèmes d'écriture : en hiéroglyphes, en démotique (une écriture cursive développée en Egypte au cours du 1er millénaire avant notre ère), et en grec.
Cette pierre, qui porte le nom de baptême de la ville du delta du Nil où elle fut trouvée, est actuellement conservée au British Museum de Londres. Considérée comme une "prise de guerre", elle a en effet été confisquée par les Anglais -alors en compétition avec la France pour le décryptage des hiéroglyphes-, au moment de la capitulation du général français Jacques-François Menou, le 31 août 1801.
Le 17 septembre 1822, Jean-François Champollion fait une communication à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Rapidement publiée, cette découverte est diffusée sous le titre Lettre à monsieur Dacier, relative à l’alphabet des hiéroglyphes phonétiques. Cette publication sera suivie, en 1824, de l’ouvrage intitulé Précis de système hiéroglyphique. Jean-François Champollion est alors âgé que de 32 ans.
Considéré comme le père de l'égyptologie, il mourut le 4 mars 1832.

SERIE. L'Egypte à Paris (2/4) - Champollion, le déchiffreur des hiéroglyphes
